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Né en 1978 à Lubumbashi, Congo 

« Sans titre n° 6 de la série Série Mémoire » (2006)

Sammy Baloji - Sans titre n° 6 de la série Mémoire, 

2006 

Photographie, tirage numérique couleur  

60 × 170,24 cm 

Collection FRAC Réunion

Photographie, tirage numérique couleur, 60 × 170,24 cm, Collection FRAC Réunion 


Originaire de la ville de Lubumbashi où il est né en 1978, Sammy Baloji est titulaire d’un diplôme de Lettres et vit entre Bruxelles et Lubumbashi. Il s’est d’abord consacré à la bande dessinée puis à la photographie et à la vidéo. En 2007, son travail Mémoire (2004-2006) sur la ville minière du Lisaki et présenté à Photoquai est remarqué et lui ouvre les portes des événements internationaux (Documenta de Cassel, Biennale de Venise). En véritable militant dans un pays hautement surveillé où l’acte de photographier était jusqu’à peu répréhensible, il raconte la convoitise suscitée par cette région et milite pour la diffusion des projets artistiques qui constituent une manière de raconter l’histoire du Congo. Sammy Baloji est co-fondateur des Rencontres Picha, la biennale de photographie et de vidéo à Lubumbashi. 

Depuis 2005, Sammy Baloji développe un travail photographique offrant des points de vue sur la République Démocratique du Congo, son pays natal. Sa pratique du photomontage lui permet de rendre compte de la complexité de l’histoire de son pays qu’il explore tant dans les archives que directement sur le terrain. La région du Katanga située au sud du Congo, fait l’objet d’une recherche continue visant à observer le patrimoine industriel, architectural et culturel ainsi que les stigmates de la colonisation belge. Les photographies acquises par le Frac Réunion sont issues de la série Mémoire. Des fragments de photographies du début du XXe siècle montrant des noirs esclavagisés sont mis en scène dans des clichés plus récents de paysage de friches industrielles. Collage du temps et superposition d’espace, ces photographies panoramiques fonctionnent comme des raccourcis visuels nous obligeant à regarder le passé dans le présent, et à faire face à la réalité d’un pays violenté par les pillages répétés.