Nous sommes heureux·ses de vous informer de la réouverture temporaire avant travaux de la Maison Dussac, à Piton Saint-Leu.
L’exposition en cours est ouverte du jeudi au dimanche. Vien a zot !

la programmation

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L’art d’habiter comme on fait son nid
Exposition

hors les murs

Lieu

Bibliothèque universitaire Droit-Lettres, Campus du Moufia, Saint-Denis

Du lundi 28 août 2023 au vendredi 19 juillet 2024

Horaires

Du lundi au vendredi, de 7h30 à 19h
Le samedi, de 8h à 12h

Pour la troisième fois consécutive, le FRAC RÉUNION investit les espaces de la BU Droit-Lettres du campus du Moufia. Si l'exposition “L'art d'habiter comme on fait son nid” s'adresse avant tout aux usagers de la bibliothèque universitaire, elle est également une invitation au grand public à venir découvrir dans ce lieu des œuvres qui interrogent les possibles et les impossibles de nos rapports au vivant . Grâce à une médiation sourde, orchestrée à travers un jeux de piste, ceux qui le souhaitent ont l'opportunité de se placer au plus proches des œuvres exposées et de la démarche de la commissaire Cathy Cancade et des artistes présentés. 

 

 

Exposition collective 


Avec : 

Farah Al Qasimi 

Jyoti Bai Uikey 

Anindita Bhattacharya

Denis Darzacq

Malcolm de Chazal

Morgan Fache

Geert Goiris

Stéphane Kenkle

Michèle Magema

Sanjeeyann Paléatchy

Tatiana Patchama

Nils Udo


Depuis que le monde est monde, la nature fascine et captive l'esprit humain. Source inépuisable d'inspiration, elle est à la fois sujet d'étude et objet de savoir. Tour à tour romantique, poétique ou bucolique, mais aussi sauvage, mystique et divine, la nature transcende par ses mystères, impressionne par sa beauté et sa puissance. À l'aube de cette nouvelle ère que l'on nomme Anthropocène, un profond changement s'opère au cœur du vivant, c'est la voix silencieuse du monde qui nous rattrape1... 

Dans une approche qui met l'accent sur les interactions et les interdépendances complexes qui lient les êtres vivants à leur environnement, l'exposition "L'art d'habiter comme on fait son nid", guidée par une sensibilité écosophiste, nous invite à repenser nos manières d'être au monde2. Réunies à cette occasion, douze œuvres de douze artistes d'horizons différents transcendent les schémas traditionnels de domination et de séparation entre l'homme et la nature. Ainsi, l'habiter devient une expérience incarnée, sensible et mystique qui dépasse les limites de notre propre corps3, s'étendant au-delà du visible. 

 

Cathy Cancade

1 ALIOCHA IMHOFF ET KANTUTA QUIROS, Qui parle ? (pour les non-humains),  Ed. Presses universitaires de France,  collection Perspectives critiques, Paris 2022, p38
2 ÉMANUELE COCCIA, La vie des plantes – Une métaphysique du mélange, Ed. Rivages, Paris 2016
3 VINCIANE DESPRET, Habiter en oiseau, Ed. Actes suds collection Essai Babel, Paris 2019, p126


 

Farah Al Qasimi 

Née en 1991 à Abou Dabi, Émirats arabes unis, Farah Al Qasimi vit et travaille à Dubaï, Émirats arabes unis et Brooklyn, États-Unis. Étudiante en photographie et musique à l’université de Yale, Farah Al Qasimi obtient son master à la Yale School of Art en 2017. Au moyen de la photographie, de la vidéo et de la performance, elle examine les structures postcoloniales de pouvoir, de genre et de goût dans les États arabes du Golfe et intègre à sa pratique une dimension de critique sociale, à travers l’observation précise des environnements multiples dans lesquels elle travaille. Son actualité récente compte plusieurs expositions personnelles et collectives, notamment aux galeries Helena Anrather et The Third Line, ainsi qu’au MIT List Visual Arts Center (Cambridge, Massachusetts) et à la Sharjah Art Foundation (Dubaï).

 

 

Jyoti Bai Uikey 

Jyoti Uikey est une artiste Gond de Patangarh, Madhya Pradesh. Peintre autodidacte, Uikey a découvert sa passion pour l’art en regardant d’autres peintres et praticiens de sa communauté. Influencée par l’artiste Jangarh Kalam, son œuvre s’inscrit dans son époque tout en se singularisant par la pratique de l’art traditionnel. L’oeuvre de Jyoti Bai Uikey explore les coutumes, les traditions, les histoires ancestrales et le folklore partagé au sein de la communauté Gond. Ses peintures, qui illustrent souvent le lien entre les humains, les animaux et la nature, sont réputées pour leur palette vibrante ainsi que pour leur incorporation unique de motifs traditionnels Gond.  

 

 

Anindita Bhattacharya

Anindita a étudiée à la Faculté des Beaux-Arts de l’USM et à la Baroda Narrative School of Painting de New Delhi. Elle a reçu la bourse prestigieuse Nasreen Mohamedi et le prix Rajastan Lalit Kala Akademy alors qu’elle n’est encore qu’une étudiante. Parmi de nombreuses expositions collectives à l’international, Anindita participe à la Biennale Internationale d'Art Contemporain - Musée d'Art Moderne, Singapour, fait un exposition personnelle à la Threshold Art Gallery de New Delhi et à la Galerie d'Art Moderne, Kolkata, Inde.

 

 

Darzacq Denis 

Photographe français membre de l’agence Vu depuis 1997, Denis Darzacq débute la photographie en tant que photographe de presse fin observateur de la scène rock française et des plateaux de cinéma. Tributaire de son expérience documentaire, le travail plastique entrepris au milieu des années 90 est en étroit lien avec son approche de l’image comme un révélateur des réalités sociétales. Pour lui, plus encore que le reportage, l’image construite est un outil pour comprendre la société contemporaine. Le corps y joue un rôle fondamental car il est le support des phénomènes d’exclusion, de stigmatisation ou plus amplement de jugement qui conditionnent les êtres et leur regard. Il construit ainsi des ensembles autour de sujets (danseur, acteur, handicapé) qu’il met en scène dans des espaces normatifs. Très souvent la rencontre des corps dans ce qui devient décor met à jour la nature du rapport avec l’environnement :::C une discordance, un ajustement ou un équilibre précaire. 

 

 

Malcolm de Chazal

Né en 1902 à Vacoas, Malcolm de Chazal est l’enfant terrible de Maurice. Il aurait eu plusieurs vies, pas moins de sept selon Pierre Renaud. En 1948, George Braque s’adresse à lui dans une lettre pour lui suggérer de peindre et il ne tarde pas à se lancer dans la peinture à l’huile et montre ses œuvres pour la première fois lors de son exposition à la Librairie Sénèque en 1951. Parallèlement à l’écriture, Chazal donne libre cours à l’expressivité de la couleur en poursuivant plus sérieusement son engagement dans la peinture. Son activité de peintre démarre officiellement en 1958 alors qu’il expose à l’Hôtel de ville de Curepipe.

 

 

Morgan Fache

Ancien éducateur, Morgan Fache devient photographe indépendant en 2012 après avoir suivi une formation à l’École Des Métiers De L’information à Paris. Il développe une pratique photographique documentaire tout en privilégiant une approche d’auteur. Il réalise des sujets sur le long terme avec un goût marqué pour les questions sociétales reflétant les inégalités et les questionnements communautaires. Vivant régulièrement à La Réunion, Morgan s’intéresse plus particulièrement aux problématiques culturelles et sociales présentes au sein des territoires insulaires de l’océan Indien marqués par le colonialisme.

 

 

Geert Goiris

Né en 1971 à Bornem en Belgique, Geert Goiris développe un travail photographique qui invite à la contemplation de paysages naturels ou urbains, les grands espaces comme les fragments. Il s’attèle à photographier des espaces arides éloignés de tout repère géographique (océan, montagne, sites industriels) avec un goût pour le grand format, la netteté, les jeux d’échelle et la photographie aérienne. Ces images sobres offrent des expériences visuelles variées. Il capte les modulations du ciel lors d’un phénomène atmosphérique du Midwest américain (Mammatus, 2010), les rochers de la mer (Andrea, 2011) ou l’architecture expressionniste d’une église prise en contre-plongée (série Fragments, 2012) ; mais aussi des objets plus modestes, une bougie qui fond (Melting snow,2005), un pissenlit luminescent (Dazzle, 2014). Il nous invite à pénétrer un univers mélancolique qui a pour référent le réel tout en ouvrant des espaces fictionnels. Cette approche qu’il nomme « le réalisme traumatique » nous conscientise sur la double composante de la perception, linéament du réel et de l’imaginaire.

 

 

Stéphane Kenkle

Stéphane Kenkle est né en 1975 à La Réunion où il vit et travaille. Diplômé en 2000 des Beaux-Arts de La Réunion (aujourd’hui École Supérieure d’Art), il montre pour la première fois son travail en 2008 dans une exposition intitulée Repères à Saint-André et lors de l’International Contemporary Art Fair de Kuala Lumpur en Malaisie. En 2009, il participe à une exposition collective à la Galerie Binoche puis son travail voyage à Bali en 2011, aux Abattoirs de Toulouse en 2013, en Afrique du Sud en 2014, à Madagascar en 2018 avec l’exposition collective Jeux d’Artifices, puis à l’Artothèque de Saint-Denis en 2021 avec Mutual Core et en 2023 au centre d'art contemporain de Tours et pour 2024 à la Friche la Belle de Mai dans l’exposition collective Aster aterla. Ses œuvres entrent dans des collections privées et publiques : FRAC RÉUNION, Artothèque de Saint-Denis, villes du Port et de Saint-Pierre.

 

 

Michèle Magema

Née à Kinshasa en 1977, Michèle Magema s'installe à Paris en 1984 avec sa famille, rejoignant son père réfugié politique. Diplômée de l'École Nationale Supérieure d'Arts de Cergy Paris en 2002, l’artiste débute sa carrière par une résidence post-diplôme en Corée du Sud. En 2004, elle participe à la Biennale de Dakar où elle reçoit le Premier prix. Le travail de Michèle Magema qui associe vidéo, performance, photographie, installation et dessin est exposé notamment au Musée Départemental d'Art Contemporain Rochechouart, à la Konsthalle de Malmö et au Musée Rietberg à Zurich. Citée dans de nombreux articles et catalogues sur l'art africain contemporain, notamment dans The New York Times en 2015 et chez Phaidon en 2021. Certaines de ses œuvres sont conservées dans d’importantes collections d’art privées comme la Sindika 

 

 

Sanjeeyann Paléatchy

Sanjeeyann est né en 1989 à La Réunion où il vit et travaille. C’est au grè de ses jeux d’enfant au coeur du jardin qu’il développe son amour pour les plantes et les fleurs. À cet attachement vient se rajouter la dimention spirituelle lorqu’à l’âge de cinq ans il accède à un enseignement spirituel hindou. Associant ces deux univers, le jeune Sanjeeyann amorce les prémices philosophiques et poétiques de sa pratique artistique. De 2008 à 2014, durant ses études à l’École Supérieure d’Art de la Réunion, il expérimente à travers des gestes performatifs l'installation, la sculpture et la photographie dans lequel il intègre rapidement le corps, le sien et plus tard celui des autres. 

 

 

Tatiana Patchama

Tatiana Patchama est née à La Réunion où elle vit et travaille. Diplômée d’un master de l’École Supérieure d’Art de La Réunion, puis d’un master en hypermédia création et éditions numériques de l’Université de Paris 8, l’artiste crée en 2014 l’atelier Ti-Pi, un lieu de vie et un espace de création qui s’articule autour du jardin. Au delà de son travail de scénographe, Tatiana expose depuis 2015 dans de nombreux lieux, notamment au musée Stella Matutina, à l’Artothèque où encore au FRAC REUNION. Elle participe à l’exposition collective Aster aterla qui se déploye en 2023 au centre d'art contemporain de Tours et en 2024 à la Friche la Belle de Mai à Marseille.

 

 

Nils Udo

Nils Udo est un artiste allemand né en 1937 à Lauf en Ba­vière. Reconnu mondialement pour son activité au sein de la mouvance du Land Art, il débute dans le monde de l’art en tant que peintre après avoir entrepris des études d’art graphiques à Nuremberg en 1955. Par la suite, il s’intéresse très vite au paysage et choisi de composer essentiellement des œuvres in-situ en milieu naturel. Aux antipodes des installations monumentales caractéristi­ques des représentants du Land Art, les propositions de Nils Udo sont sans prétention et se veulent presque invisibles dans le paysage environnant. Au grès de ses promenades dans la nature, il compose avec des éléments naturels (la neige, la pierre, l’eau, les fleurs, les feuilles, les branchages) des micro-tableaux fragiles et éphémères.

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